Parmi les temps forts du Festival du journalisme sportif à Laval se tenait, mercredi 4 février, une table-ronde sur les 30 ans des JO d’Atlanta. L’occasion pour deux anciens médaillés de se replonger dans leurs souvenirs sportifs.
Un casting cinq étoiles pour une olympiade historique. Ce mercredi 4 février 2026, les journalistes Mejdaline Mhiri, Jérôme Bureau, Jean-Philippe Leclaire et Marc Ventouillac célébraient les 30 ans des Jeux Olympiques d’Atlanta, dans le cadre du Festival du Journalisme Sportif de Laval. Le tout, autour de deux médaillés olympiques : Thierry Rey, champion olympique de judo en 1980, et Bertrand Vecten, médaillé d’argent en aviron en 1996. Un échange symbolique sur le lien entre les Jeux et la France après le succès de Paris 2024.
« Une superbe aventure humaine »
En 1996, les Jeux d’Atlanta ont marqué toute une génération comme le premier âge d’or de la France olympique. Durant les deux semaines de compétition, la délégation française s’est offert 37 médailles : 15 en or, 7 en argent et 15 en bronze. « Ça a été une superbe aventure humaine, affirme, chaleureux, Bertrand Vecten. C’est un très bon souvenir avec nos deux meilleures courses : la demi-finale et la finale des Jeux ». Depuis lors, les collègues sont devenus des camarades : «Tous les quatre, on est témoins de mariages, parrains de nos enfants…»

Crédit : B.M.
Gilles Bosquet, Daniel Fauche, Olivier Moncelet, Bertrand Vecten et le bateau français avaient réalisé une course remarquable, n’étant battu que par leur homologue australien. « On était au top, et c’était intéressant d’être au sommet de notre art le jour J ». Parmi les breloques empochées cette année-là, Marie-José Pérec en athlétisme, Jean Galfione en saut à la perche, David Douillet au judo ou encore Jeannie Longo et Félicia Ballanger en cyclisme ont également fait rayonner la tunique tricolore aux Jeux d’Atlanta.
« Toucher à nouveau du doigt cette fraternité »
Les performances réalisées lors de la dernière olympiade de 2024 rappellent ainsi des souvenirs parfois émus aux champions d’hier. « Ce brassage de populations, d’athlètes, le symbole du village olympique, cette fraternité est unique ! On ne la voit pas sur d’autres évènements», poursuit Bertrand Vecten. Passé depuis au sein de l’organisation des Jeux de Paris, le rameur l’affirme : « c’était vraiment bien de pouvoir toucher à nouveau du doigt cette fraternité. C’était une belle parenthèse pour les Français ». Avant de conclure : « Ça me réconforte dans le fait que ce que j’ai accompli est quelque chose d’assez unique. C’est un moyen de se réaliser et c’est ça l’essentiel, même pour les jeunes. C’est de se donner une raison d’être. Se réaliser, devenir un adulte par le sport, c’est ce qui m’a plu et qui me plait encore ».
Baptiste Maingourd