Elles ouvrent leurs portes pendant la saison estivale. Les guinguettes séduisent petits et grands et chacun aime venir y partager un moment convivial. Mais quel est l’origine de ces lieux en plein air ?
Les 1500 guinguettes françaises ouvrent leur portes au public pour une nouvelle saison. Ces lieux en plein nature accueille petit et grand pour partager un verre, un repas ou un concert, entre amis ou en famille. Un concept en essor, mais alors d’où vient le concept de guinguettes ?
Un concept né au cœur de Paris
C’est à Paris que sont nées les premières guinguettes, sous le nom de « cabarets ». A la fin du XVIIIe siècles, elles se distinguent des autres établissements en proposant des bals populaires pendant les beaux jours. La fréquentation de ses bals étaient multiples à différents moments de la semaine : le lundi ce sont les ouvriers, le jeudi est le jour pour les étudiants et le dimanche, c’est au tour des familles de venir profiter de ces lieux en plein nature.
L’origine du mot qui désigne ces lieux où l’on mangeait et dansait, viendrait du nom du vin blanc aigrelet et francilien, qu’on servait dans les guinguettes. Mais d’autres étymologies viennent compléter le sens de ce concept. Le mot « guinguet », qui signifie étroit, donnerait le sens de petite maison, ou le verbe « guiguer », qui signifie sauter, renverrait à la danse, selon un article de Sud Ouest. Jusqu’à l’agrandissement de Paris en 1860, les guinguettes se situaient dans les villes de banlieue, mais avec le développement des gares et chemin de fer, les guinguettes se déplacent vers la banlieue Est de la capitale.
« Il y a des gens qui font jusqu’à 1 heure de route pour venir manger chez nous »
À la différence des années 1920, on ne vient plus aux guinguettes pour simplement danser. « Ce que les gens veulent c’est faire des rencontres », explique Thomas, un des responsables de la guinguettes La cabane de Port-Jean, à Carquefou. Aujourd’hui, plus de séparation social, tout le monde se réunit, petit et grand, pour partager un moment convivial. Et les clients ne regardent pas le compteur de kilomètres. « Il y a des gens qui font jusqu’à une heure de route pour venir manger chez nous, il font tous le département à la recherche de la meilleure guinguette. On sent une dynamique impressionnante. », déclare le jeune patron. Aujourd’hui, ces lieux atypiques prennent également une dimension intergénérationnelle. « Mon papa de 72 ans est hyper heureux de venir ici. Il y aussi des enfants qui viennent avec leurs parents », précise Thomas.
De simple bals populaires à véritable rendez-vous de l’été, les guinguettes d’aujourd’hui répondent à une envie de faire la fête de la part des milliers de français de toutes les régions du pays. Une tendance renforcée après la période de Covid et ses confinements.
Jade Béguin