A l’occasion des Assises du journalisme, Jamy Gourmaud a retracé sa carrière, soulignant l’évolution des formats et sa passion pour la transmission de savoir.
Jamy Gourmaud est une figure iconique de la vulgarisation scientifique francophone sur grand écran. Son parcours, marqué par l’emblématique émission Ce n’est pas sorcier, a évolué vers de nouveaux formats, notamment sur Youtube avec la chaîne Épicurieux.
“C’était [Ce n’est pas Sorcier] un tremplin, une charnière”, confie le journaliste vulgarisateur, évoquant cette période où la télévision devenait un outil clé pour expliquer la science.
Ne pas renier ses valeurs
Après dix-neuf ans passés dans le camion, en compagnie de Frédéric Courant, Sabine Quindou et de Valérie Guerlain, Jamy Gourmaud a su tourner la page et se réinventer, sans pour autant renier ses valeurs.
“Le plus important, c’est le mot, ce sont les phrases, les ponctuations, la grammaire.”, rappelle le journaliste. Un travail d’équipe méticuleux, où chaque détail est vérifié, chaque source croisée.
“Je me mets toujours à la place du téléspectateur : est-ce que ce que je dis peut être compris autrement ?” Cette vigilance constante est la clé de sa crédibilité : “S’il y a des erreurs, il faut les reconnaître, les corriger, et continuer d’avancer.”
“Je ne suis pas enseignant, mais passeur de savoir” – Jamy Gourmaud
La science pour éveiller les consciences
Jamy Gourmaud défend une vision de la science toujours en débat. “Il ne faut jamais confondre les débats scientifiques et les vérités établies. Une croyance, c’est une certitude sans preuve. Un savoir, c’est une certitude avec des preuves”, distingue-t-il. Un engagement allant au-delà de la simple transmission de savoirs.
“Il faut remettre en question l’acquisition de nos connaissances, dans tous les grands débats scientifiques ou politiques”, souligne-t-il. Un rôle qu’il assume avec humilité : “Je ne suis pas un enseignant, mais passeur de savoir.” Et face aux fake news, sa réponse est claire : “La vérité se trouve ailleurs que dans les certitudes toutes faites.”
Florentin Delacour