Tout le monde le sait historiquement, Nantes est une ville bretonne. Aujourd’hui pourtant, elle n’en fait plus partie, administrativement, elle appartient à la Loire-Atlantique, département des Pays de la Loire. Cependant, au sein de la ville, plusieurs éléments visibles peuvent faire penser qu’elle est toujours bretonne.
L’histoire bretonne de Nantes ne s’est pas perdue, son identité se retrouve encore au sein de la ville. Avec des éléments historiques de la culture bretonne comme l’un des monuments les plus connus de Nantes : le Château des ducs de Bretagne. Mis à part celui-ci des références à Anne de Bretagne sont apparentes dans la Venise de l’Ouest. Un pont, une rue ou encore un collège, tous ont un point commun le nom de la duchesse. Son nom breton, Naoned est retrouvable sur les panneaux aux entrées de la ville. Le célèbre Gwenn Ha Du est hissé devant l’hôtel de Ville et peut être retrouvé à quelques coins de rues. Des restaurants et bars font aussi mémoires à l’histoire avec des plats et spécialités typiques bretonnes.

Un débat toujours actuel
D’après un sondage de Ouest-France, 79 % des Nantais se sentent bretons. En 2018, une pétition a été lancée par Bretagne Réunie et a rassemblé 105 000 personnes. Pour Alan-Erwan Couraud, co-président de l’association, ce n’est pas un hasard
« On a mille deux cents ans d’histoire, et cette histoire forte fait que, de génération en génération, l’identité bretonne se transmet ». Pour lui, la réunification va au-delà de la mémoire historique, il y a aussi un enjeu économique, culturelle et politique. Tous ces manques mèneraient à un manque de lisibilité « Nantes a besoin d’une visibilité, ou plutôt d’une lisibilité, qu’elle n’a plus à cause de cette région administrative artificielle qui est le Pays de la Loire ».

Nantes n’appartient donc plus administrativement à la Bretagne mais la mémoire elle est encore présente.