Les récentes intrusions de drones au-dessus de sites sensibles ont jeté le trouble. Pourtant, derrière l’actualité anxiogène, des milliers de passionnés pratiquent leur loisir dans le respect des règles. En Loire-Atlantique, clubs et télépilotes amateurs œuvrent pour une pratique responsable.
Les images sont devenues familières aux journaux télévisés : des drones survolant des installations militaires, des centrales nucléaires ou des aéroports. Ces intrusions répétées alimentent une méfiance grandissante envers ces appareils. « C’est frustrant », confie Ivelin Tassiaux, pratiquant amateur passionné de vidéo aérienne.
« On nous regarde parfois avec suspicion alors que 99% des pilotes respectent scrupuleusement la réglementation. »
Un cadre réglementaire strict mais accessible
Contrairement aux idées reçues, piloter un drone de loisir en France n’est pas un parcours du combattant. « Les démarches sont assez simples une fois qu’on les connaît », explique le pratiquant depuis deux ans.
Première étape obligatoire : enregistrer son drone sur AlphaTango, le portail officiel de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), dès que l’appareil dépasse 800 grammes. Cette plateforme permet également de se former gratuitement et d’obtenir son attestation de formation, indispensable pour tout vol.
La réglementation impose des règles de bon sens : vol en vue directe uniquement, altitude maximale de 120 mètres, interdiction de survoler des personnes ou des zones urbaines denses.
Les applications mobiles comme Geoportail permettent de consulter en temps réel les zones autorisées, essentielles dans un département comme la Loire-Atlantique où l’on retrouve zones urbaines, aéroports et espaces protégés.
Des clubs pour progresser ensemble
Pour éviter les erreurs de débutant, rejoindre un club reste la meilleure option. La Fédération Française d’Aéromodélisme (FFAM) compte plusieurs associations en Loire-Atlantique.
À Nantes, le club Live Your Drone ou encore l’association l’Aéro Modélisme Club Chapelain proposent des terrains homologués où voler sans contraintes administratives complexes. « Ces clubs offrent un cadre sécurisé pour apprendre, échanger des conseils et progresser techniquement », souligne notre interlocuteur.
Au-delà de l’aspect pratique, ces structures créent du lien social autour d’une passion commune. Débutants et pilotes confirmés s’y retrouvent pour partager leurs expériences, organiser des sorties collectives ou simplement profiter d’espaces de vol autorisés.
La Loire-Atlantique, terrain de jeu idéal
Le département offre une diversité de paysages remarquables : le littoral atlantique, les marais de Brière, la vallée de la Loire… « On a la chance d’avoir des décors magnifiques à portée de vol », s’enthousiasme Ivelin Tassiaux. À condition, bien sûr, de respecter les zones protégées et les propriétés privées.
Tanguy Gicqueau