Il est 8h30, quand on entend les parents scander dans la rue : « Non à la fermeture des classes ! » En effet, l’école élémentaire des Garennes, située à Nantes, est concernée par un risque de fermeture. L’Inspection académique prendra sa décision le 30 mars 2026. Selon les parents d’élèves, en Loire-Atlantique, 42 postes d’enseignants risquent d’être supprimés. Pour empêcher que cela arrive, une trentaine de parents d’élèves sont présents pour manifester ce mardi 24 mars 2026, devant l’école. Parmi eux, François Bocquet, représentant des parents d’élèves. « Ils ont déjà fermé une école en 2024, on ne veut pas revivre ça », assure-t-il.
Des conséquences sur l’avenir
Si une classe venait à fermer, l’école pourrait bien réorganiser les autres. « Ce sont des classes qui seront plus chargées avec 30 élèves. On verra des apprentissages ralentis, des difficultés d’encadrement, et un impact sur le périscolaire, avec potentiellement des encadrants en moins. C’est un effet ricochet », s’inquiète François. Les élèves en difficulté pourraient aussi être impactés. Lors des évaluations, ceux, ayant besoin d’un tiers-temps, se retrouveraient uniquement avec un quart temps, en raison du manque de personnel.
Le nombre d’élèves pourrait également être en baisse pour la rentrée 2026, avec, cependant, un risque d’augmentation pour les prochaines années. « En 2027, on revient sur des niveaux où on sera légèrement supérieurs à 2026. Il faut faire attention aux ajustements qui, derrière, pourraient conduire à des erreurs. C’est beaucoup plus simple de fermer une classe que d’en ouvrir une », ajoute-t-il.
Une action soutenue et médiatisée
Néanmoins, depuis le début de leurs actions, François Bocquet explique que l’école a reçu un vrai soutien : « On travaille main dans la main avec l’école maternelle, située juste à côté. Il y a beaucoup de leurs représentants qui sont présents, parce qu’il y a une collaboration entre les deux écoles. »
De plus, le groupe de parents d’élèves a pu bénéficier de la période de l’entre-deux-tours des municipales 2026, qui a permis de médiatiser leur action. « On a contacté le cabinet de Johanna Rolland, des relais se sont faits par l’Inspection nationale. On a aussi alerté un représentant des élus de la ville de Nantes qui siège au conseil d’école. Je pense que cette action a gagné en visibilité grâce à ça et à notre pancarte, ça fait vite parler », souligne-t-il.
En amont, les représentants des parents d’élèves ont également lancé une pétition, le 16 mars dernier. Au total, elle a déjà récolté plus de 280 signatures. « Notre objectif est simple, on veut le plus de visibilité possible avant le 30 mars, avant qu’ils ne prennent leur décision. On espère ne pas faire, à nouveau, des actions. On veut juste que la classe ne ferme pas, qu’il n’y ait pas une classe en moins », espère François.