Nantes accueille depuis dimanche 22 mars Chemins de l’exil, une exposition qui commémore les 90 ans du début de la Guerre civile espagnole. En partenariat avec l’Instituto Cervantes de Paris et l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, Cosmopolis offre une rétrospective photographique qui s’inscrit dans la 35e édition du festival du cinéma espagnol, qui a lieu du 21 au dimanche 29 mars.
Les visiteurs découvrent, à travers l’objectif de Philippe Gaussot, décédé en 1977, le déplacement des Espagnols fuyant le régime franquiste. Le photographe, également à l’initiative de la création du journal le Dauphiné Libéré, s’est porté au secours des réfugiés échappant aux bombardements et aux angoisses de cette guerre, qu’il documente dans une série de 100 clichés.

Un exil gravé dans les mémoires
Le 17 juillet 1936, l’Allemagne d’Hitler et l’Italie de Mussolini organisent un coup d’État militaire dont le général Franco prend la tête : c’est le début de la guerre civile. Très vite, les militaires espagnols sèment la terreur. Après 32 mois de résistance, le peuple faiblit, et se produit alors l’exil le plus important du XXe siècle.
« Cette collection de photos nous a été donnée par Jean-Philippe Gaussot, le fils de Philippe Gaussot. Ces photos représentent d’une part l’accueil des enfants basques, puis des enfants catalans, envoyés en France pour échapper aux bombardements, et d’autre part, les chemins escarpés de l’exil des antifascistes espagnols. Nous suivons pas à pas leur périple pénible sur les routes et chemins de montagne pour atteindre un hypothétique refuge », explique l’association 24 août 1944 qui a pour but de cultiver la mémoire historique de la libération de Paris en 1944, avec la participation des antifascistes espagnols.
Une exposition à retrouver gratuitement à l’Espace Cosmopolis jusqu’au dimanche 29 mars de 14 h 00 à 21 h 00.