Livre J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais (éditions Albin Michel), de Capucine Coudrier
Livre J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais (éditions Albin Michel), de Capucine Coudrier

Près de Nantes : Capucine Coudrier brise le tabou des violences conjugales adolescentes

Capucine Coudrier, autrice du livre J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais (éditions Albin Michel) revient sur les violences conjugales vécues à l’adolescence à l’occasion de la soirée radio-témoignage vendredi 27 mars aux Sorinières, près de Nantes.

Créatrice de contenus à la tête du podcast Ovaires the rainbow, militante feministe et autrice, Capucine Coudrier échangera sur son dernier ouvrage ce vendredi 27 mars à la médiathèque l’échappée, aux Sorinières, près de Nantes. Sorti le 4 mars dernier aux éditions Albin Michel, son livre J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais. raconte son histoire entre violences conjugales adolescentes et sa reconstruction à posteriori, le tout mêlé d’une analyse féministe et sociologique.

« J’ai commencé à témoigner fin 2020, raconte la Nantaise, puis j’ai vu l’écho que ça avait et le nombre de personnes qui avaient vécu la même chose que moi. » Voyant l’impact de sa parole sur son auditoire, Capucine Coudrier à décidé d’écrire son histoire, avec un recul nécessaire, sans uniquement faire un récit témoignage. 

Un tabou qui persiste

« Les violences conjugales, en plus chez les mineurs, ça n’intéresse pas grand monde », déplore l’écrivaine. Et pour cause, plus nous sommes jeunes, plus ces abus vont être minimisés et les victimes culpabilisées : « Tu avais 15 ans, tu n’avais pas qu’à être en couple. » En France, 22,5% des victimes de violences conjugales ont entre 15 et 19 ans. Alors ce livre tend à visibiliser ce sujet, à une cible aussi large que possible : le but étant de faire connaître ce phénomène, et que les personnes dans cette situation puissent avoir les moyens de détecter ces violences et s’autorisent à les condamner. 

« J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais », par Capucine Coudrier chez Albin Michel, 253 p., 19,90 euros

Se relever et avancer 

Trois années ont été nécessaires pour que cette relation ne l’impacte plus au quotidien. Stress post-traumatique, insomnies et dépression sont certaines des conséquences que peuvent provoquer ces violences. « C’est propre à chaque victime, j’ai eu la chance de prendre conscience rapidement de ce que j’avais vécu et ainsi, j’ai pu mettre rapidement des solutions en place pour me soigner », confie-t-elle. 

La clé dans tout cela est de s’entourer. « Il ne faut pas rester seule, alerte Capucine, même s’il y a de la honte et que cela semble insurmontable, il est nécessaire de trouver de l’aide. » A l’issue de ce long chemin vers la guérison, la vie change et le bonheur est à nouveau possible, mais pour autant : «Je ne sais pas du tout à quoi aurait ressemblé ma vie si je n’avais pas vécu ça. » Son engagement féministe rythme aujourd’hui sa vie, et est une des facettes de son métier. 

Le Fil Info

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