L'année dernière, Le Pellerin avait organisé une grande commémoration pour les 80 ans de la capitulation de l'Allemagne nazie
L'année dernière, Le Pellerin avait organisé une grande commémoration pour les 80 ans de la capitulation de l'Allemagne nazie

Au Pellerin aussi on commémore le 8 mai

Souvent plus discrètes que dans les grandes villes, les cérémonies du 8 mai occupent pourtant une place essentielle dans les petites communes. Au Pellerin, si la cérémonie sera « classique », pour le maire, Philippe Berthou, le 8 mai reste une « date phare pour la commune. » 

L'année dernière, Le Pellerin avait organisé une grande commémoration pour les 80 ans de la capitulation de l'Allemagne nazie

Le Pellerin, cette commune à l’ouest de Nantes connue pour son bac reliant les deux rives de la Loire, a prévue de faire dans le classique pour cette cérémonie du 8 mai. « On prévoit une déambulation qui partira de la mairie jusqu’au cimetière où on a une stèle de commémoration », raconte Philippe Berthou, le maire. Une mobilisation moindre par rapport à l’année dernière, qu’il explique par l’absence de date anniversaire. « C’est elle qui donne un peu le ton, l’année dernière pour les 80 ans de la capitulation [de l’allemagne nazie]on avait fait venir des véhicules militaires d’époques qui défilaient ». Pour cette année, le cortège rassemblera élus, pompiers, gendarmes et… le conseil municipal des enfants « qui vont également revêtir leurs écharpes tricolores ». 

Les commémorations du 8 mai sont aussi l’occasion pour les villes d’honorer ce qui a fait l’histoire de leurs communes. « Chacune va « célébrer » selon son histoire » explique le maire. Les fusillés de Châteaubriant, Saffré et son maquis, Saint-Nazaire totalement détruite, Nantes et les 50 otages… Toutes ces communes ont subies de plein fouet le nazisme. Et si au premier abord Le Pellerin n’est pas connu pour cela, il n’empêche que le 8 mai sera l’occasion de rendre hommage à une figure locale de la résistance. 

Entretenir le patrimoine immatérielle

Joséphine Plantive, dit “Fifine”, était une restauratrice locale. Engagée dans la résistance, son établissement, Le Lion d’Or, accueillait les réunions des résistants. Le 13 septembre 1942 elle est arrêtée par la Gestapo, déportée dans les camps de Ravensbrück puis Mauthausen. Libérée en 1945 elle retrouve sa commune et ouvre un nouveau restaurant, La Renaissance. Vendredi 8 mai, à 10h30, la commune rendra hommage à une de ses figures locales. 
Une continuité pour le maire, pour lui, le rôle des élus de la République est « d’entretenir ce devoir de mémoire ». Philippe Berthou, juge qu’il « faut regarder devant, mais ne pas oublier ce qu’il s’est passé ». Pour lui d’ailleurs, les dates du 11 novembre et du 8 mai sont « des dates phares pour la commune ».

Clément Guillotin

Le Fil Info

Autres articles