Ils ont côtoyé le terrain pendant des années avant d’avoir un œil plus extérieur sur celui-ci : les consultants sportifs sont de plus en plus nombreux dans les médias. Leur présence grandissante est un marqueur dans la médiatisation des sports. Lors du festival du journalisme sportif 2026 à Laval, journalistes aguerris, consultants et sportifs reconnus étaient nombreux. L’occasion pour la rédaction d’ADN d’approfondir la question.
Une distinction mal assimilée
Journaliste et consultant : quelle est finalement la différence entre les deux métiers ? Pour se faire une idée, rendez-vous sur le festival du journalisme sportif de Laval où certains curieux venus profiter de l’événement ont fait leur supposition.
Parmi eux, Jocelyn, supporter inconditionnel de l’AS Saint-Étienne, venu hier pour la conférence donnée par Jean-Michel Larqué et Christian Lopez. Selon lui, la principale différence réside dans le format, le journaliste se contentant de relayer les informations dans la presse écrite, alors que le consultant est celui qui parle à la télévision. Claude, quant à lui, pense que c’est le diplôme décerné qui se distingue. Ce n’est pas le cas de Mathilde, qui penche plutôt pour une spécialisation distincte, avec le journalisme qui s’occupe de ce qui est général, alors que le consultant vise essentiellement la partie sport.
Seulement deux personnes sur la petite dizaine interrogée connaissaient la distinction entre les deux. En réalité, le journaliste est celui qui informe et qui présente, qui interroge aussi, alors que le consultant est présent pour apporter son analyse de la situation grâce à sa propre expérience. Il est, très souvent, un ancien athlète professionnel qui vient apporter toute son expertise.
Un profil complet et enrichissant
Les médias apprécient particulièrement leur profil, puisqu’il vient compléter celui du journaliste. Contrairement à ce dernier, le consultant vient apporter son expérience professionnelle pour enrichir l’analyse d’une situation. Sa parole est une vraie plus-value pour la nuance et la compréhension. Il peut apporter un certain sens tactique et son ressenti sur une situation précise. D’autre part, il s’agit aussi d’une bonne affaire pour les médias, puisque les consultants sont, dans la plupart des cas, des visages reconnus de l’univers sportif.
Cela peut permettre d’avoir une audience plus élargie et crédibiliser la chaîne grâce à la notoriété de l’ex-athlète. Leur connaissance du terrain peut aussi faciliter les moments qui peuvent être plus difficiles à capter, notamment dans les coulisses. En somme, il complète la parole de son collègue, et c’est pour cette raison que les duos de commentateurs comportent toujours un journaliste… et un consultant !
Matéo Vrignaud