L'association "Environnements solidaires" cultive des pleurotes dans sa champignonnière.
L'association "Environnements solidaires" cultive des pleurotes dans sa champignonnière. (Crédit : Albin Drouet).

À Saint-Herblain, une association solidaire transforme des caves en champignonnière

Mercredi 25 mars 2026, l’association Environnements solidaires propose une visite de sa champignonnière, située dans le sous-sol d’une résidence. Découvrez cette association qui travaille en circuit court en dessous de chez vous.

En arrivant dans le sous-sol de la résidence, Éléonore Mencucci, à Nantes, la directrice de l’association Environnements solidaires, annonce : « Bienvenue dans notre champignonnière ! » Il est 17h quand la visite commence. La directrice présente les cultures de champignons. « En variété, nous avons des pleurotes et des shiitakés », explique-t-elle.

Au total, l’association a aménagé 300 m² pour mettre en place cette activité. Parmi les visiteurs, l’un d’eux est surpris, « je ne savais même pas qu’il y avait tout ça en dessous de chez moi ». Dans cet espace, une dizaine de pièces accueillent les cultures avec les meilleures conditions nécessaires. « On a installé des brumisateurs automatiques dans toutes les pièces et on met régulièrement de l’eau au sol. On fait en sorte qu’il y ait toujours de l’humidité dans l’air pour que les champignons poussent correctement », raconte Éléonore.

« La mairie a investi 3 000 euros »

Tout commence en 2022, lorsque l’idée de créer une champignonnière émerge. L’association fait, en 2023, des premiers essais dans un local de 16 m². Les résultats se montrent concluants et des ventes se font auprès de trois associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), à Saint-Herblain et Couëron.

Suite à cette réussite, et avec l’aide de l’un de ses bailleurs partenaires, Atlantique habitations, l’association trouve un lieu pour agrandir son projet. Il découvre, dans une résidence située à Saint-Herblain, un sous-sol qui abrite des caves abandonnées. Grâce à son soutien, « la mairie a investi 3 000 euros pour rénover les lieux », déclare Éléonore.

En 2024, l’équipe se forme, apprend et expérimente. « À la fin de l’année, on avait produit 1 tonne de champignons », s’exclame la directrice. Mais durant ses expériences, l’association a eu quelques surprises : « On est arrivé dans le sous-sol un jour et on a vu que 100 kilos de champignons avaient poussé durant la nuit. On en avait tellement qu’on a donné une grande partie aux habitants du quartier », raconte-t-elle.

Une récolte quotidienne

Aujourd’hui, l’équipe possède une organisation rigoureuse. « Nous sommes 10 salariés dans l’association et 2 personnes s’occupent quotidiennement des cultures pendant 1 à 3 heures », explique Éléonore. Pour faire pousser leurs champignons, les produits sont soigneusement choisis, selon elle : « Nous utilisons de la paille ou du marc à café pour faire les substrats qui vont accueillir les champignons. »

L’équipe récolte les champignons quotidiennement selon une méthode précise. « Pour les shiitakés, on ne les arrache pas, on les coupe pour éviter qu’ils apportent des maladies dans le substrat. C’est plus facile avec les pleurotes car on peut les arracher »,  souligne la directrice. Au total, ce sont plus de 2 tonnes qui ont pu être récoltés en 2025. L’association vend ensuite la majorité de sa production à des AMAP et des restaurants locaux.

Son souhait est de préserver un circuit court. Le reste sera vendu aux habitants du quartier. Aussi, elle souhaite garder cette champignonnière ouverte et accessible aux habitants du quartier avec des visites, des tarifs réduits et même des ateliers cuisine.

L’association Environnements Solidaires organise sa prochaine visite de la champignonnière le 22 avril à 17 h, au 1 rue de Cahors à Saint-Herblain.

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