Les étudiants du Théâtre Populaire Nantais interprète une pièce originale devant l'œuvre « Le Sommeil de Renaud » de Charles-Antoine Coypel. (Crédit : Albin Drouet).
Les étudiants du Théâtre Populaire Nantais interprète une pièce originale devant l'œuvre « Le Sommeil de Renaud » de Charles-Antoine Coypel. (Crédit : Albin Drouet).

Nantes : Quand le théâtre s’invite au Musée d’Arts

Jeudi 26 mars 2026, des étudiants du Théâtre Populaire Nantais ont participé au musée des étudiants qui s’est déroulée au Musée d’Arts de Nantes. Au cours de la soirée, ils ont pu jouer entourés de tableaux et au plus près des visiteurs.

Imaginez le théâtre qui s’invite au musée ! Jeudi 26 mars 2026, le Musée d’Arts de Nantes a organisé « Le Musée des étudiants ». Durant une soirée, de 19h à 23h, des étudiants provenant de différentes disciplines comme le théâtre, la danse, la musique, le chant, etc., ont pu jouer entourés d’un public. Parmi eux, le Théâtre Populaire Nantais en faisait partie.

Chaque groupe devait faire une représentation dans l’une des salles du musée avec pour objectif de la lier à une ou des œuvres qui se trouvaient dans la même pièce. Dans la salle numéro 7, 7 étudiants de première année du Théâtre Populaire Nantais, Madox, Nina Penz, Clara Silloray, Lucie Donnart, Audrey Piollet, Louise Doucet et Lucas Jacquier ont joué devant le tableau : Le Sommeil de Renaud, peint en 1741 par l’artiste Charles-Antoine Coypel. Il mesure 3 mètres de haut et 6 mètres de large. Cette œuvre représente la magicienne Armide qui renonce à tuer Renaud, endormi et entouré d’anges, par amour.

Une pièce originale

Pour lier l’œuvre à leur pièce, les 7 étudiants ont dû créer une nouvelle pièce de théâtre. Elle s’intitule : « L’amour est une folie douce » et a pour synopsis : En 1564, sur les nuages du mont Olympe, « Dieu » s’ennuie. Entourés de ses Anges Sacripant, Apothéose, Pépin et Patapouf ainsi que deux bébés Bachi et Bouzouk, ils décident de créer le plus grand génie artistique de tous les temps.

À travers une comédie pleine d’indices et de clins d’œil, ils vont créer le dramaturge : William Shakespeare. « Pour une pièce basée sur l’amour, on s’est concentré sur cet auteur, car il est celui qui en a le plus parlé », explique Lucas Jacquier, interprétant « Dieu ».

« Ce n’est pas une occasion qui se représentera de sitôt »

Pour ces étudiants, faire une représentation dans un musée était une expérience complètement différente d’une salle de spectacle. « On est venus répéter une fois, deux jours avant le musée des étudiants. On a vu qu’il y avait énormément de résonance, c’était horrible. Donc on a dû se préparer et s’adapter », raconte Lucas.

Mais l’acoustique n’est pas la seule différence par rapport à un plateau classique, les lumières aussi se trouvent changées. « D’habitude, il fait noir et il y a des rideaux. Là, on voit le public et ses réactions et c’est agréable de les voir réagir », avoue Audrey Piollet, l’une des étudiantes qui interprète un bébé.

Mais ce changement peut devenir un défi comme le souligne Lucas : « Il ne faut pas se perdre dans les regards du public car tu peux aussi perdre le fil du texte. On n’a pas l’habitude donc il faut travailler là-dessus. » Aussi, jouer dans un lieu complètement différent d’une scène permet aux étudiants d’innover. « C’est l’occasion de jouer directement avec le musée, parce que vu qu’il y a plusieurs pièces, on peut vraiment rentrer de différentes manières. Ça permet vraiment d’avoir un lieu vivant et pas juste une scène », précise Audrey.

Une expérience marquante pour eux, comme le conclut Lucas : « Je pense que je vais garder plein de souvenirs. Celle d’une petite famille, où chacun a apporté sa personnalité à l’édifice. On l’a construit ensemble cette pièce. » « Ce n’est pas une occasion qui se représentera de sitôt », ajoute Madox, qui interprète Sacripant.

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