Un ciné concert organisé à l'occasion du festival du film coréen
Un ciné concert organisé à l'occasion du festival du film coréen. Crédit : Chantal Sammut

Festival du film coréen : Quand la culture coréenne s’invite à Nantes

Du mardi 17 au mercredi 25 mars, Nantes a été plongée au cœur de la culture coréenne. Sept films ont été projetés dans plusieurs salles de cinéma associatifs de la ville, à l’occasion du festival du film coréen. Retour sur ces neuf jours d’immersion.

A Short Love Affair, The World of Love, Hiver à Sokcho, sont à l’affiche depuis le 17 mars jusqu’au mercredi 25 mars, dans quatre cinémas nantais. Parmi eux, le Cinématographe, mais aussi les cinémas Bonne-Garde, Saint-Paul et Beaulieu. L’objectif : promouvoir la culture coréenne en France. L’association Printemps Coréen en est à l’origine, en partenariat avec le Centre culturel Coréen de Paris pour la cinquième année consécutive.

Les relations humaines au cœur du projet

Cette saison, les relations humaines sont mises à l’honneur dans les différents films. La grande nouveauté de cette année : les spectateurs ont pu voter pour leurs films favoris. En tête de liste, pour le moment The World of Love, qui sortira en salles le 6 mai prochain, ou encore The Ugly. Ce mardi 24 mars, pour clôturer le festival, le film Mademoiselle de Park Chan-wook, président de l’événement, sera présenté au cinéma Le Beaulieu, à Bouguenais.

Ces films récents ont beaucoup plu au public pour cette cinquième édition. “Effectivement je pense qu’il y aura plus de monde cette année que l’année dernière”, explique Chantal Sammut, bénévole au sein de l’association Printemps Coréen. Parmi les plus appréciés, The World of Love, une histoire qui met en scène une adolescente au passé douloureux. “Dans ce film, les relations humaines ressortent beaucoup, les rivalités aussi“, raconte-t-elle, avant de poursuivre, “c’est vraiment l’essence de ce festival“.

Ces projections sont aussi l’occasion de faire connaître une facette plus méconnue de la culture coréenne : le cinéma. Si la K-Pop s’est déjà largement imposé en France ces dernières années, le cinéma essaie également de se faire une place. “Ce sont plutôt les dramas ou la K-pop qui ont le plus de succès en France, surtout auprès des jeunes. Le film en lui-même est très peu connu.”

Des projets freinés par les coupes budgétaires

Moi, mon rêve, ce serait de faire venir un acteur ou un réalisateur pour pouvoir faire une conférence et échanger avec le public“, raconte Chantal Sammut. Seulement, ce rêve rencontre un obstacle majeur, les coupes budgétaires. En tant qu’association, les moyens sont déjà limités, alors, depuis les mesures d’austérité de ces dernières années, tout devient plus compliqué :

Pour vous donner un exemple, pendant qu’on faisait le festival de K-Pop, on le faisait dans la salle Stéréolux. Et généralement, on avait la possibilité d’avoir deux jours. On faisait un concert de musique traditionnelle la veille et le concours de K-Pop le lendemain. Depuis les restrictions, on n’a plus qu’une seule journée“.

Et pour une association dont l’objectif est de mettre en lumière le plus d’aspects possibles de cette culture, ces limitations représentent un véritable handicap : “On a beaucoup moins de possibilités de proposer des choses au public“.

Anne Le Goff, Léa Robert et Alyssa Couturier.

Le Fil Info

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