À la barre, salle d’audience numéro 4 du Tribunal correctionnel de Nantes, lundi 24 mars, Elodie Connes s’est présenté avec un col roulé autour du cou. Elle raconte son histoire de façon claire et sûre d’elle : « Il savait que j’étais faible, il me l’a répété à plusieurs reprises (…), je faisais 43kg à cause de mon accouchement ».
Une soirée paisible qui dégénère
C’est en août 2023 à Nantes, que le cauchemar d’Elodie Connes commence. Quatre mois après avoir accouché, la jeune femme rentre à son domicile. Une dispute éclate avec son compagnon et prévenu dans cette affaire, Renaud Chevalier. Le conflit porte sur l’échange de messages entre l’homme de 36 ans et des prostituées.
Des insultes volent dans tous les sens. Puis les mains s’en mêlent. Trois giflent attaquent les joues d’Elodie Connes, des coups de pieds la blessent au niveau des jambes. Elle est fermement attrapée par la mâchoire. La scène a été démentie par M.Chevalier. Leur fille n’était pas présente ce soir-là et les deux enfants d’Elodie Connes étaient en train de dormir à l’étage du logement.
Le lendemain, des fleurs et des messages d’excuses ont été envoyés à Elodie Connes. Plusieurs de ces messages reconnaissent des violences.
Une peine dite “d’avertissement”
Fragilisée depuis cette nuit-là, elle explique à la barre être en « dépression post-partum et en grande souffrance ». Son ex conjoint, Renaud Chevalier, taille moyenne, cheveux brun tirés vers l’arrière et barbe imposante, a répété avoir oublié certains détails, certaines violences, malgré la présence de photographies de bleus dans le dossier de l’affaire.
Du côté de la défense, Maître Cécile Oliveira appuie sur la vulnérabilité de Mme Connes depuis cet épisode de violences. Elle demande au tribunal de donner la garde de l’enfant des deux parents, au père. Aucun épisode de violences envers l’enfant n’a été mis en avant par les deux parties. Avant le délibéré, M.Chevalier s’est excusé.
Le procureur requiert une peine d’avertissement au vu de l’ancienneté des faits qui remontent à trois ans. Il demande huit mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’un stage de sensibilisation aux violences conjugales.
Louise Petiteau