Ce mardi 24 mars 2026, un quarantenaire est reconnu coupable de violences contre un gardien de prison à Nantes en 2019. Il est condamné à 18 mois d’emprisonnement et à lui verser près de 2 500 euros. 
Ce mardi 24 mars 2026, un quarantenaire est reconnu coupable de violences contre un gardien de prison à Nantes en 2019. Il est condamné à 18 mois d’emprisonnement et à lui verser près de 2 500 euros. © Léo Cognée

Nantes : 7 ans après les faits, il est jugé pour agression sur un gardien de prison

Ce mardi 24 mars 2026, un quarantenaire est reconnu coupable de violences contre un gardien de prison à Nantes en 2019. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement et à lui verser près de 2 500 euros. 

Incarcéré depuis 2014, Abena Adama Koko Louri est connu des dossiers de police. 18 mentions ornent déjà son casier judiciaire. Il est jugé ce mardi 24 mars 2026 au Tribunal correctionnel après avoir commis des faits de violence et proféré des menaces de mort sur Cédric M., gardien de la prison de Nantes. Ce dernier n’est pas présent dans la salle d’audience.

L’affaire remonte au 29 octobre 2019, à 13h35. Un objet serait passé de cellule en cellule. Alerté, Cédric M., intervient accompagné de quatre autres collègues. Sur place, il découvre un objet dissimulé. Rapidement, le détenu est évacué et déclare : « J’ai une dent contre toi, tu vas voir je vais te niquer », avant de se jeter au cou de Cédric M. avec un morceau de miroir brisé à la main. 

« Il n’y a rien qui tient la route »

Cinq ans plus tard, c’est menotté et escorté par quatre agents de police qu’Abena Adama Koko Louri entre dans la salle d’audience. Sans avocat, il s’installe dans le box, visage fermé. Le silence règne avant que le président ne le brise : « Abena Adama Koko louri, vous êtes aujourd’hui ici pour avoir menacé de mort et avoir eu un geste particulièrement violent sur Cédric M. »

Quelques minutes plus tard, le prévenu est autorisé à prendre la parole. « On ne m’a jamais parlé de cette histoire, je ne sais même pas qui est Mr Mabilleau », s’empresse-t-il d’expliquer. En réponse, le président ajoute : « Ce sont des faits extrêmement ancien car la procédure a trainé de tribunaux en tribunaux et de maisons d’arrêts en maisons d’arrêts. »

À chaque élément évoqué, le prévenu nie : « Les dates ne correspondent pas, il n’y a rien qui tient la route. » Pourtant, en septembre 2025, il a avoué avoir pris connaissance de la convocation et a estimé ne pas avoir besoin de la signer. 

Une tournure inattendue 

À mesure que l’audience avance, Abena Adama Koko Louri maintient sa position : « on se trompe de personne. » Mais quand le président l’interroge à nouveau, le prévenu finit par reconnaître à demi-mots avoir dissimulé un morceau de miroir brisé. « Ça m’a rafraîchi la mémoire », lâche-t-il. Dans la foulée, il jure être la victime de ce complot. « Les gardiens de prison m’ont donné des coups de pied au visage. J’étais à deux doigts de porter plainte », raconte-t-il. 

Le procureur se lève et requiert deux ans d’emprisonnement. Le tribunal le déclare finalement coupable. Il est condamné à 18 mois d’emprisonnement, ainsi qu’à un total de 2 500 euros à rembourser à la victime. 

Alyssa Couturier.

Le Fil Info

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